AccueilExpressions[Jeunesses !] - Des routes au Parlement : les étudiants de SerbieSÉRIE Jeunesses ! 28/10/2026 [Jeunesses !] - Des routes au Parlement : les étudiants de SerbieEuropeSociétéPARTAGER Blanche Leridon Directrice des études France de l’Institut Montaigne, spécialiste des questions démocratiques et institutionnelles Découvreznotre série Jeunesses !En Serbie, la jeunesse se mobilise contre la corruption depuis presque deux ans, à travers un mouvement qui a peu à peu intégré la société civile. Ils réclament le rétablissement de l’État de droit et leur organisation est inédite : ils refusent tout leader, parcourent le pays à vélo et développent des méthodes de démocratie directe. Lors des élections législatives du 25 octobre, cette jeunesse regroupée dans la liste du Mouvement étudiant a conduit à la défaite du parti du président Aleksandar Vučić. Le pays se trouve à présent à un tournant. Il s’agit moins d’une alternance politique classique que d’une forme de changement de système, historique et totalement inédit pour le pays. Le mouvement étudiant réussira-t-il à structurer son action politique ? Qu’en est-il de l’adhésion à l’UE, au point mort depuis 2017 ?Tout commence il y a deux ans très exactement, le 1er novembre 2024, dans la deuxième ville du pays, Novi Sad. Un auvent en béton s’effondre dans la gare centrale, qui vient pourtant tout juste d’être rénovée, causant 16 morts, dont quatre enfants, et plusieurs blessés. L’accident mortel est d’emblée érigé en symbole de la corruption endémique du pays dirigé par le parti progressiste serbe (SNS), au pouvoir depuis 2012. Les négligences techniques et l’opacité autour du projet de rénovation remontent au sommet de l’État, jusqu’au président Aleksandar Vučić, en poste depuis 2017 - lui-même ancien ministre de l’information de Slobodan Milošević. La colère citoyenne engendrée par ce drame sert de catalyseur et de point de départ de vastes mobilisations étudiantes dans tout le pays.Deux ans plus tard, comment ce mouvement de jeunesse spontané, sans leader identifié et qui a toujours refusé l’affiliation à des partis politiques existants, a-t-il réussi à remporter des élections législatives déterminantes face au puissant parti SNS ? Quelles perspectives s'ouvrent désormais pour l'État de droit et pour un processus d'adhésion à l'Union européenne bloqué depuis plusieurs années ? De retour de Serbie, nous proposons ici des éléments d’explications, et quelques hypothèses et pistes de réflexions pour les semaines et les mois à venir. Il reviendra ensuite aux historiens et aux sociologues d’étudier en profondeur ce mouvement que l’on peut d’ores et déjà qualifier d’exceptionnel et historique.La génèsePour bien comprendre le mouvement étudiant et les résultats des élections du dimanche 25 octobre, il faut revenir sur la situation de la Serbie depuis le début des années 2000. La chute de Slobodan Milošević en octobre 2000 avait généré son lot d’espoirs et de promesses - celles d’une normalisation démocratique et d'une intégration euro-atlantique post guerres de Yougoslavie (1991-2001). Promesses rapidement déçues, et espoirs interrompus le 12 mars 2003 au moment de l'assassinat du Premier ministre réformateur Zoran Đinđić. La décennie qui a suivi, rythmée par des privatisations opaques et une montée de la précarité, a créé un terreau fertile pour le retour des anciens ultranationalistes, désormais regroupés au sein du SNS, le parti progressiste serbe, qui prétendait incarner un projet à la fois néolibéral et pro-européen.Le drame de Novi Sad s’inscrit dans une succession d’autres événements macabres survenus dans le pays depuis plusieurs années, qui, ponctuellement, ravivaient la colère de la société civile - colère liée à la corruption et à l’omniprésence de la violence. En mai 2023 déjà, le double massacre à l'école élémentaire Vladislav Ribnikar de Belgrade puis à Mladenovac avait poussé des dizaines de milliers de citoyens dans les rues sous le mot d'ordre "Srbija protiv nasilja" (La Serbie contre la violence). Les Serbes y dénonçaient l'omniprésence de la brutalité dans les médias pro-gouvernementaux et l'impunité pour les proches du pouvoir.L’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad en 2024 marque une forme de point d’orgue et de tournant. L’enquête ouverte pour faire la lumière sur les responsabilités de l’accident aboutit à l'inculpation du ministre de la Construction et des Transports, avant que ce dernier - comme toutes les autres personnes inculpées - soit finalement relâché, accentuant la colère des manifestants. Dans les mois qui suivent, d’autres faits de corruption seront révélés par ce qu’il reste de la presse indépendante serbe, et notamment un vaste projet immobilier sur les rives de la Save, ou un complexe hôtelier de luxe prévu sur les ruines de l'ancien état-major de l'armée yougoslave, dans le centre de Belgrade, bombardé par l'OTAN en 1999, projet soutenu par le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, avant qu’il ne s’en retire du fait de son caractère très controversé.Au départ centrées sur l'accès aux documents de la rénovation de la gare et la sanction des responsables, les revendications étudiantes se sont rapidement élargies : libération immédiate des jeunes militants interpellés, poursuites contre les violences policières, revalorisation budgétaire de l'université publique, et surtout, rétablissement d'un État de droit digne de ce nom et lutte anti-corruption.La montée en puissanceTout a changé lorsque le mouvement a dépassé la seule communauté étudiante pour intégrer la société civile serbe dans son ensemble. Leurs enseignants d’abord - en dépit du risque que cela pouvait faire peser sur eux (pressions, pertes de salaire, mises à pied) - puis agriculteurs, artisans, médecins, retraités… En janvier 2025, des mobilisations massives et des appels à la grève générale donnent une ampleur nouvelle au mouvement, alors accusé par le gouvernement d’être orchestré et instrumentalisé par des "agents de l’étranger" - narratif désormais bien connu, invoquant ces "révolutions de couleur" qui n’émaneraient pas de ceux qui manifestent dans la rue mais de puissances occidentales hégémoniques, hostiles aux gouvernements en place, comme l’explique Maja Bjeloš dans un rapport du Belgrade Centre for Security Policy.En dépit des répressions, le mouvement étudiant s’organise de manière extraordinairement rigoureuse et pensée, il définit ses modalités d’action avec une grande sophistication, mêlant aux méthodes historiques un certain nombre d’innovations. Les "plénums", mouvements délibératifs et d’auto-gestion, inspirés de la démocratie directe qui prévalait déjà en 1968 en Yougoslavie, permettent d’éviter toute dérive autoritaire ou centralisation excessive du pouvoir. Parmi les innovations, mentionnons les grandes traversées à pied ou à vélo, de Novi Sad à Belgrade, de Novi Sad à Strasbourg… des trajets de plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres (80 km séparent les deux premières villes du pays), traversées toujours pacifistes et joyeuses, les cortèges étant accueillis en fanfare dans les villes ou villages d’arrivée. Afin de désamorcer le narratif officiel voulant discréditer leur mouvement, les étudiants attachent une importance particulière à l’exemplarité : nettoyages scrupuleux des artères après chaque rassemblement, marches pacifiques, rejet viscéral de toute forme de violence."Afin de désamorcer le narratif officiel voulant discréditer leur mouvement, les étudiants attachent une importance particulière à l’exemplarité : nettoyages scrupuleux des artères après chaque rassemblement, marches pacifiques, rejet viscéral de toute forme de violence."En deux ans, le mouvement étudiant s’est ainsi structuré, mais a toujours refusé de s’associer à un parti politique existant. Le 9 septembre, cédant aux demandes de la rue, Vučić signe le décret de dissolution de l'Assemblée, fixant les élections au 25 octobre (probablement convaincu qu’il pourrait les gagner). Le 27 septembre, il démissionne de son poste de président (2027 marquait le terme de son second mandat, et il ne pouvait, selon la Constitution, pas se représenter), et dissout l'Assemblée nationale. Son ambition, selon de nombreux commentateurs, était que son parti remporte les élections afin d’être nommé Premier ministre, et de contourner la limite constitutionnelle attachée à la Présidence. Fait tout à fait nouveau, et assez exceptionnel, une grande partie des partis d’opposition se sont alors déjà ralliés au mouvement étudiant, et annoncent ne pas présenter de candidats à l’élection. C’est le cas notamment du Front vert de gauche (ZLF) et du Parti démocrate (DS).La victoireLe scrutin du 25 octobre se tient dans une ambiance de grande fébrilité, l’immensité des attentes se mêlant à l’anxiété grandissante d’une partie du pays, qui redoute les irrégularités de vote, la contestation possible des résultats, et la violence que tout cela pourrait générer, au terme de deux années de mobilisations intenses. La participation est historiquement élevée, comparable à celle observée en 2000, lors de l’éviction de Milosevic. Les chiffres provisoires du 27 octobre 2026 donnent une participation à 68 %, elle était de 59 % seulement lors des dernières législatives de 2023.Au terme du scrutin, la liste des étudiants arrive très largement en tête avec - selon les estimations dont nous disposons aujourd’hui - 54 % des voix, soit 140 sièges sur 250, une majorité absolue confortable (rappelons que le pays repose sur un système monocaméral, élu à la proportionnelle). La coalition du SNS de Vučić obtiendrait, quant à elle, 40 % des suffrages (en baisse de 8,5 points par rapport aux élections de 2023), soit 104 sièges. Les autres partis qui ont présenté des listes n’ont pas réussi à franchir la barre des 3 % nécessaire pour être représenté au Parlement (à l’exception des listes des minorités, qui sont exemptées de seuils).Contre toute attente, Vučić reconnaît d’emblée sa défaite, dès 21 h 30, 1 h 30 à peine après la fermeture des bureaux de vote. Alors que beaucoup de mes interlocuteurs sur place redoutaient de longs décomptes et des contestations électorales, le président démissionnaire déclare "Il est clair que nous avons perdu ces élections". À l’instar d’un Viktor Orbán - son grand allié - qui, quelques mois avant lui, et à la surprise générale, reconnaissait sans ambiguïté sa défaite face au mouvement Tisza, de son ancien allié Peter Magyar. La défaite est d’autant plus surprenante lorsque l’on sait à quel point Vučić et le SNS étaient omniprésents dans les médias et sur les chaînes de télévision nationales, laissant une place marginale sinon inexistante aux mouvements d’opposition. L’échec de Vučić, comme celui d’Orbán d’ailleurs, est aussi un échec de la Russie, grand allié du SNS - le gouvernement Vučić ayant toujours refusé de voter des sanctions contre la Russie, ce qui permettait au pays de bénéficier d’approvisionnement en gaz russe peu cher, et de maîtriser l’inflation dans le pays."L’échec de Vučić, comme celui d’Orbán d’ailleurs, est aussi un échec de la Russie, grand allié du SNS."Les questions et perspectivesAu lendemain de cette victoire, une multitude de questions se posent, pour la Serbie évidemment, mais aussi pour toute la région des Balkans, pour l’Europe et pour l’avenir de la démocratie. Nous nous concentrerons ici sur deux d’entre elles. La première : comment ce mouvement, sans expérience gouvernementale antérieure, et qui a toujours refusé la nomination de leaders, parviendra-t-il à structurer son action politique ? La seconde : le mouvement étudiant permettra-t-il un rapprochement avec l’Union européenne, et favorisera-t-il les perspectives d’adhésion du pays ?S’agissant de la première, signalons tout d’abord que la formation d’un gouvernement prendra du temps, comme dans tout régime parlementaire, et d’autant plus dans cette configuration si atypique pour le pays. Si le mouvement étudiant l’a emporté, les partisans de Vučić restent importants dans le pays qui continuera à être fortement polarisé. Pour Sneška Quaedvlieg-Mihailović, "deux Serbie coexistent aujourd’hui au sein du même territoire". Le résultat des élections législatives ne pourra résoudre à lui seul cet antagonisme, dans un pays encore fracturé par des tensions nationalistes importantes. La participation, au mois de septembre à Belgrade, de milliers de personnes aux funérailles de Ratko Mladić, surnommé "le boucher des Balkans", condamné pour génocide et crimes de guerre lors des conflits dans l’ex-Yougoslavie, en est l’une des éloquents illustrations.Le projet basé sur le désir de changement, et l’idée du "tout sauf Vučić" doit maintenant se transformer en un véritable programme de gouvernement, fixant une trajectoire claire pour le pays, intégrant les perspectives concernant le rétablissement de l’État de droit, mais aussi l’économie, la géopolitique, la défense, etc. Si un document de 400 pages détaillant tous ces pans semble exister, il n’a à ce stade pas été rendu public. Le mouvement étudiant était particulièrement composite et le ciment qui rassemblait tous ses membres était la volonté de tourner la page de Vučić, mais il était traversé lui-même par différents courants qu’il s’agit désormais de concilier, sans trahir la promesse initiale du collectif, sa méthodologie et son mode d’action. Ce qui attend le pays, semble-t-il, et nous reprenons ici l’analogie avec la Hongrie de Orbán, c’est moins une alternance politique classique qu’une forme de changement de système ou de régime. Il ne s’agit pas seulement d’infléchir une trajectoire gouvernementale donnée, de mener un certain nombre de réformes, aussi structurantes soient-elles, mais de réinterroger les fondements même d’une société, d’une démocratie toute entière - du moins ce qu’il en reste. Une élection présidentielle aura également lieu au mois de décembre, nouvelle étape importante à franchir pour le mouvement. Si les prérogatives présidentielles sont relativement limitées, un président SNS pourrait entraver la dynamique du mouvement étudiant."Ce qui attend le pays, semble-t-il, et nous reprenons ici l’analogie avec la Hongrie de Orbán, c’est moins une alternance politique classique qu’une forme de changement de système ou de régime."Sur le contexte régional des Balkans en particulier, la politique sera attentivement suivie. Si dans le journal Le Monde, le politiste bosniaque Jasmin Mujanovic voit dans ce scrutin "une bonne nouvelle pour la sécurité et la stabilité de l’ouest des Balkans dans son ensemble, car Vučić était l’architecte en chef de tous les contentieux majeurs de la région " il rappelle à quel point la liste étudiante était idéologiquement hétérodoxe : "ll ne faut pas s’attendre à un revirement à 180 degrés des positions de Belgrade sur le Kosovo, la Bosnie ou le Monténégro."S’agissant maintenant du chemin d’adhésion à l’UE, il est tout aussi incertain et escarpé. Beaucoup de commentateurs ont relevé le peu de drapeaux européens dans les cortèges des manifestations étudiantes, contrairement à ce que l’on a pu voir en Georgie, par exemple. Cette absence est la traduction d’un rapport ambivalent à l’UE, à laquelle le mouvement étudiant reprochait un soutien trop timoré, voire une complaisance à l’égard de Vučić et du SNS (en France, cette complaisance serait notamment passée par la vente de 12 avions Rafale au gouvernement Vučić en 2024). Le mouvement étudiant reproche également à l’UE son soutien à un projet de mine de lithium, contraire aux préoccupations environnementales portées par une partie du pays.Dans ce contexte, la position de l’UE est complexe et se pose sous la forme d’un dilemme. Comme l’explique Francesco Ronchi dans Le Grand Continent (avant l’élection), en soutenant la transition démocratique, elle peut être accusée d’ingérence, renforçant les discours nationalistes qui visent des manipulations de l’étranger. Mais de l’autre côté : ne rien faire au nom du principe de non-ingérence pourrait laisser prospérer des régimes autoritaires qui sabordent la stabilité de la région. Le mouvement étudiant l’ayant emporté, le dialogue avec l’UE pourrait reprendre sur des bases renouvelées, très rapidement.Le processus d’adhésion est quasi au point mort depuis 2017 - la Serbie a ouvert 22 chapitres sur 35 depuis 2014, la dernière ouverture (groupe 4) datant de décembre 2021. Cette inertie est attribuée à l’absence de volonté politique d’un gouvernement Vučić qui, sous couvert d’une volonté d’adhérer, préférait persévérer dans une relation transactionnelle multi-acteurs, intégrant l’UE (qui reste, c’est important de le rappeler, le premier partenaire économique du pays), mais aussi la Russie, la Chine (pourvoyeur d’investissement dans les infrastructures) ou encore les États-Unis ou la Turquie. Pourtant, nos interlocuteurs sur place indiquent que toute l’expertise et la compétence requises sont présentes dans le pays, et que ce qu’il manque véritablement, c’est cette impulsion politique sincère qui, jusque-là, a fait défaut. Comme la Slovaquie (processus d’adhésion très rapide, entre 2000 et 2004), le pays, avec la volonté politique nécessaire, pourrait lui aussi aller très vite dans l’ouverture des prochains chapitres d’adhésion. L’attachement au projet européen a cependant lourdement chuté dans la population serbe : au début des années 2000, 70 % des Serbes étaient favorables à une entrée dans l’UE, contre 40 % à peine aujourd’hui. Ces faibles taux s’expliquent par une forme de désillusion vis-à-vis de l’UE, désillusion face à une Union européenne qui a tardé à répondre aux aspirations des Serbes, dont les procédures vont trop lentement. Mais cette impopularité n’a rien d’une fatalité, et pourrait vite être inversée dans le nouveau contexte politique.Face à cette désillusion et à la crainte de l'élargissement au sein de plusieurs capitales européennes, la formule d'une intégration différenciée - parfois résumée par l'idée d'une "adhésion sans commissaire et sans droit de veto" - pourrait refaire surface. Ce compromis pourrait séduire certains diplomates à Bruxelles soucieux d'arrimer Belgrade au marché unique sans paralyser le processus décisionnel communautaire mais il est reçu avec méfiance par les acteurs serbes favorables à l’adhésion, qui y voient le risque d'une intégration au rabais et d'une relégation définitive dans une périphérie européenne de seconde zone. Autre point à éclaircir sur le chemin de l’adhésion : la relation avec la Russie, qui n’a pas non plus été explicitement traitée par le mouvement étudiants, comme le relève nos confrères du Grand continent.Reste enfin le verrou du Kosovo, apparemment insurmontable. Le dialogue de normalisation mené sous l'égide de Bruxelles est au point mort depuis les accords d'Ohrid de 2023, en raison de torts des deux côtés. Si Aleksandar Vučić utilisait les tensions récurrentes dans le nord du Kosovo comme un levier de diversion politique intérieure, le mouvement étudiant ne dispose pas d'une doctrine unifiée sur cette question. De ce point de vue, l’UE exige, avant toute adhésion, un accord global et juridiquement contraignant de normalisation des relations entre Belgrade et Pristina, ce qui sera extrêmement difficile à obtenir. Sans avancées concrètes sur le statut et la normalisation avec Pristina, l'ouverture des groupes de chapitres clés restera compromise, quelle que soit l’ampleur des réformes démocratiques engagées à Belgrade.Copyright DJORDJE KOSTIC / AFPLe square Slavija à Belgrade, le 25 octobre 2026, alors que les étudiants fêtent leur victoire aux élections législatives.PARTAGERcontenus associés 12/11/2025 La candidature de la Serbie à l’Union européenne a-t-elle un avenir ? Cyrille Bret, François Lafond 01/07/2026 L'élargissement de l'UE, de plus en plus géopolitique ? Florent Parmentier 21/10/2026 [Le monde vu d’ailleurs] - La génération Z et l’avenir du modèle européen Bernard Chappedelaine 04/11/2026 [Jeunesses !] - Dans les rues d’Italie, la colère gronde Marc Lazar