Expressions par Montaigne
28/09/2026

Élections en Suède : les incertitudes d’un pays modèle

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Élections en Suède : les incertitudes d’un pays modèle
 Énora Morin
Énora Morin
Chargée de projets - Programme Europe

Le 13 septembre, les Suédois se rendaient aux urnes pour élire les parlementaires du Riksdag. Sur proposition de leur président, ceux-ci voteront ensuite à partir du 29 septembre pour élire le nouveau Premier ministre. Après une journée électorale "à s’en ronger les ongles" selon la presse suédoise, tant les résultats étaient serrés, ce sont finalement l’ensemble des partis de gauche qui battent ainsi la coalition de droite sortante en remportant le plus de sièges - sans garantie cependant de pouvoir former un gouvernement. Que retenir de ces élections et quelles possibilités de coalition se dessinent ?

Des résultats très serrés à l’issue d’une campagne opposée à celle de 2022.

Il aura fallu attendre le jeudi 16 septembre pour obtenir les résultats définitifs d’une élection très serrée. Le bloc de l’ensemble des partis de gauche a obtenu la majorité des sièges du parlement (176, pour une majorité fixée à 175), à seulement 50 000 voix près (soit une différence de 3 sièges).

La gauche a bénéficié d’une campagne dominée par les enjeux socio-économiques (pouvoir d’achat, amélioration du système de santé, éducation et logement),t la politique fiscale (le Parti de gauche et les Verts ont défendu la mise en place d’une taxe sur les ultra-riches) et des questions environnementales : autant de sujets davantage portées par la gauche. À contrario, la droite a peu réussi à imposer ses idées et a fait défaut sur les sujets où l’attendent traditionnellement ses électeurs comme les politiques pro-économie.

La campagne a également été marquée par plusieurs scandales, après la révélation par la presse des liens pro-russes de membres du parti des Démocrates de Suède (Sverigedemokraterna, ECR), tandis que le Parti de gauche (Vänsterpartiet, GUE/NGL) a retiré des candidats de ses listes après qu’ils ontété accusés d’antisémitisme.

Des résultats paradoxaux et qui restent incertains.

Le parti social-démocrate (Socialdemokraterna, S&D) arrive en tête avec 28 % des voix (- 2,3 % par rapport à 2022) et remporte le nombre de sièges (99) le plus important. Une élection remportée paradoxalement avec le pire score réalisé par le parti depuis 1982, toutefois presque identique au déjà piètre score de la victoire de 2018. Vu de la France, ce 28 % paraît élevé pour un parti traditionnel. Dans le contexte suédois, il s’agit avant tout de la poursuite d’une baisse tendancielle des scores électoraux d’un parti qui a largement dominé dans l’histoire politique du pays. Après quatre années dans l’opposition, et des sondages qui le donnaient plus largement vainqueur jusqu’à début septembre, la victoire a donc un goût amer.

Suit en 2e position le parti modéré (Moderaterna, PPE) du Premier ministre sortant, avec 19,8 % des voix (+0,75 %). Cette défaite apparaît elle aussi paradoxale : en 2022, le parti avait fait un score moins élevé et était arrivé 3e, mais avait pu former un gouvernement car il bénéficiait des voix sur sa droite. Néanmoins, cette augmentation, très limitée, de son score semble indiquer une certaine appréciation de la politique menée les quatre dernières années, d’autant plus qu’à part les démocrates de Suède, les deux autres partis de la coalition sont également en hausse, et ce en dépit de l’engagement à faire entrer au gouvernement des ministres issus des SD.

Un autre parti a enregistré une baisse de ses voix : l’extrême droite des Démocrates de Suède (Sverigedemokraterna, ECR), qui arrive en 3e position avec 17,5 % des suffrages (- 3,05 pts % par rapport à 2022). C’est la première fois de l’histoire de ce parti créé en 1988 et entré au parlement en 2010), Son score reste élevé mais en net reflux par rapport aux 20,5 % de sa percée historique de 2022, où il était arrivé en 2e position derrière les sociaux-démocrates.

Toujours est-il qu’à l’échelle d’un petit pays de 10 millions d’habitants comme la Suède, ces trois premiers partis concentrent chacun plus d’un million de voix : si l’extrême droite a reculé, elle confirme pourtant son statut de troisième force du pays.

Les cinq autres partis qui franchissent la barre des 4 % nécessaires pour entrer au Riksdag obtiennent entre 5 et 8 % des voix, des scores plus modestes mais tous en progression. Le nombre de sièges qu’ils ont remportés s’avèrera déterminant dans la formation d’une majorité. Deux blocs principaux se dessinent ainsi : à gauche, les Verts (miljörpatiet, Verts/ALE), le Parti de gauche (Vänster, GUE/NGL) et le parti du centre (Centerpartiet, Renew) ; à droite, le parti libéral (Liberalerna, Renew) et les Chrétiens-démocrates (Kristdemokraterna, PPE, relativement proches des Modérés sur les questions économiques tout en étant plus conservateurs sur les sujets sociétaux, mais davantage protecteurs du système d’État-providence), qui participaient à la la coalition de Tidö du gouvernement sortant.

La chambre des incertitudes : l’orientation du pays suspendue à la formation du gouvernement.

Deux, voire trois coalitions - de gauche, de droite ou centriste en rassemblant les deux grands partis traditionnels - se dessinent donc pour la formation du gouvernement : ce score très serré laisse présager de longues négociations pour arriver à former un gouvernement qui soit validé par le parlement.

Néanmoins, il faut ici aussi prendre en compte la spécificité quasi unique en Europe du système politique suédois : contrairement à de nombreux pays européens où le gouvernement doit obtenir la majorité des votes du parlement pour gouverner, le système suédois fonctionne selon le principe du parlementarisme négatif. Le Premier ministre a certes besoin d’une majorité pour gouverner et voter les lois de son gouvernement, mais il peut être élu sans majorité, tant qu’il ne concentre pas plus de la moitié des votes du Riksdag contre lui. Un gouvernement peut donc être élu tout en étant minoritaire. C’était le cas pour le gouvernement de Magdalena Andersson en 2021 (à la suite de la démission de Stefan Löfven) : il avait été élu avec seulement 117 voix pour, et 174 voix contre (majorité fixée à 175 votes).

"Contrairement à de nombreux pays européens où le gouvernement doit obtenir la majorité des votes du parlement pour gouverner, le système suédois fonctionne selon le principe du parlementarisme négatif."

Élu parmi et par l’ensemble des nouveaux députés, c’est le président du parlement - qui devient alors représentant de l’institution et politiquement neutre - qui peut à partir du lendemain de son élection appeler un Premier ministre à former un gouvernement. Trois possibilités apparaissent :

• Hypothèse la plus probable, la formation d’un gouvernement de gauche derrière la leader des Sociaux-démocrates, Magdalena Andersson, ancienne Première ministre de 2021 à 2022. L’obstacle principal viendrait de ce qu’une majorité de gauche allierait à la fois le parti Vänster (ancien parti communiste, siégeant avec le groupe de la gauche au parlement européen), tout à gauche de l’échiquier politique, et le parti centriste, plus libéral sur le plan économique. Or, le parti Vänster a posé la participation de ministres issus de son parti au gouvernement comme condition de son soutien, quand le parti centriste a, lui, annoncé de refuser à participer à un gouvernement les incluant, sur fond de divergences idéologiques et notamment sur le plan économique (fiscalité, État-providence, politique salariale). La presse suédoise souligne cependant des points d’entente possibles autour de la politique industrielle ou du soutien aux PME, ainsi qu’une politique climatique ambitieuse.

Dans ce contexte, le système de parlementarisme négatif suédois pourrait s'avérer déterminant : l’un des partis pourrait choisir de ne pas participer au gouvernement, sans toutefois voter contre son investiture, permettant à Magdalena Andersson de devenir Première Ministre - elle serait toutefois à la tête d’un gouvernement minoritaire, c’est-à-dire affaibli et avec une difficulté à faire voter une grande partie de son programme. Un tel scénario n’a toutefois rien d’inhabituel en Suède. Certainement, comme lors de la mandature 2021-2022, le gouvernement trouverait alors ponctuellement des majorités à chaque texte, mais au prix de compromis difficiles susceptibles affaiblir la cohérence du programme et présentant le double risque d’une perte d’électeurs et d’une très forte instabilité. En 2021, élue pour former un gouvernement en coalition avec les Verts, Magdalena Andersson avait dû démissionner moins de vingt-quatre heures plus tard, ayant accepté le budget élaboré par la droite et l’extrême droite en dépit de l’opposition de ses partenaires de coalition.

"Le système de parlementarisme négatif suédois pourrait s'avérer déterminant : l’un des partis pourrait choisir de ne pas participer au gouvernement, sans toutefois voter contre son investiture."

• Si jamais la coalition de gauche échouait, Ulf Kristersson pourrait lui-même tenter de former de nouveau un gouvernement. En effet, bien que l’extrême droite ait reculé, les trois autres partis sortants de la coalition de Tidö ont vu leurs scores progresser, signe qu’une partie des électeurs ne rejette pas complètement la politique menée pendant ces quatre années, du moins pour les électeurs des chrétiens-démocrates et des modérés. Le parti libéral, au contraire, a probablement perdu une partie des électeurs, plus attachés aux questions climatiques et plus protecteurs sur la question du droit d’asile. Longtemps crédité autour de 2 % dans les sondages, le parti est finalement remonté dans les dernières semaines précédant l’élection pour passer la barre des 4 %, et rendre possible la formation d’une éventuelle coalition. Difficile de dire si cela a joué un rôle déterminant, mais cette remontée s’est effectuée notamment après que des militants des autres membres de la coalition se sont mobilisés pour appeler à voter pour les libéraux, afin de garantir la possibilité d’une coalition. Néanmoins, puisqu’un tel gouvernement incluerait les SD, l’ensemble des partis de gauche s’y opposerait sans doute.

• Enfin, une troisième possibilité est envisageable : celle de la formation d’un gouvernement "du centre" autour des deux grands partis traditionnels qui pourraient décider de s’allier avec un troisième parti centriste (libéraux ou parti du centre) pour garantir une majorité. M. Anderson avait d’ailleurs déjà tendu la main aux modérés pendant la campagne - une proposition alors déclinée par U. Kristersson. La lettre de démission de ce dernier semble rouvrir la porte à une telle possibilité.

Un gouvernement social-démocrate semble le plus probable, mais les scénarios restent ouverts à ce stade, aussi bien concernant les partis que le programme de coalition. En 2022, cette étape des négociations partisanes avait été déterminante. L’accord de Tidö avait scellé la constitution de la première coalition gouvernementale avec l’extrême droite : le parti des Démocrates de Suède (SD), s’il ne participait pas au gouvernement, mais fort de sa deuxième place en terme de nombre de sièges, avait réussi à imposer une partie de ses idées dans le programme de gouvernement, qui ont largement influé sur la politique du pays ces quatre dernières années. À l’époque, près de 40 jours avaient été nécessaires pour parvenir à cet accord. Au vu des résultats extrêmement serrés, les négociations pourraient être encore plus longues cette année. La presse suédoise, mais aussi ses voisins nordiques, pointe néanmoins la nécessité de former un gouvernement rapidement dans un contexte de menace géopolitique russe. La relative bonne tenue des partis de la coalition sortante est venue rappeler que les électeurs suédois savaient s'accommoder de compromis avec des partis pourtant loin de leurs idées.

Des résultats au diapason d’une société polarisée en quête de stabilité ?

Comment comprendre ces résultats ? L’un des principaux enjeux de l’élection portait sur la possible entrée au gouvernement du parti d’extrême droite en cas de nouvelle victoire de la coalition sortante. Lors de la mandature précédente, les autres partis avaient refusé la participation active et la nomination de ministres issus du parti national-populiste. Celui-ci était néanmoins soutien du gouvernement, selon un accord scellé sur programme de gouvernement par ce que l’on a appelé par la suite la coalition de Tidö. Cette année, le Premier ministre Ulf Kristersson avait pris l’engagement auprès de Jimmie Åkesson, le leader des SD, que son parti entrerait au gouvernement en cas de victoire. Une possibilité acceptée en mars par le parti libéral, qui s’y opposait jusqu’alors. Une photographie, largement relayée dans la presse, montre des leaders des deux partis s'enlaçant suite au revirement du parti libéral. Après 2022, la concrétisation de cette possibilité aurait représenté une nouvelle rupture historique, et une normalisation encore plus accrue de l’extrême droite.

Les quatre années de gouvernement qui viennent de s’écouler ont déjà été largement marquées par un glissement vers une politique plus conservatrice en termes de sécurité, avec une politique intransigeante sur le plan de la criminalité des gangs et du narcotrafic. Le système judiciaire a également été durci, à l’image de l’abaissement de la responsabilité pénale à 14 ans et une diminution des réductions de peine pour les mineurs. L’influence des SD se retrouve surtout dans la politique d’immigration. Celle-ci était déjà devenue plus sévère sous les gouvernements sociaux-démocrates de Stefan Löfven (2014-2021) puis de Magdalena Andersson (2021-2022), dans une stratégie similaire à celle du parti social démocrate danois : suppression des permis de séjour permanents et durcissement des conditions de renouvellement, conditions de revenus pour prétendre au regroupement familial. Elle est désormais considérée comme l’une des plus restrictives d’Europe (certaines mesures ayant été votées également par la gauche) : allongement à 8 ans du délai pour demander la nationalité, relèvement du salaire minimum exigé pour obtenir un permis de travail, obligation de faire preuve de "bonne conduite citoyenne" pour obtenir un permis de séjour, interprétation plus stricte de la loi existante et augmentation des départs. Le débat public avant l’élection avait été marqué par les conséquences des restrictions imposées au regroupement familial. L’expulsion de jeunes adultes ayant grandi en Suède avait fortement choqué l'opinion et le gouvernement avait finalement fait volte-face, reconnaissant être allé trop loin sur sa droite, et prenant conscience du risque de perdre ses électeurs traditionnels. On peut aussi supposer qu’une partie des électeurs des SD se soient reportés sur les autres partis de droite, le glissement à droite de ceux-ci répondant déjà aux préoccupations des électeurs des SD sur les questions d’immigration et de sécurité.

"Les quatre années de gouvernement qui viennent de s’écouler ont déjà été largement marquées par un glissement vers une politique plus conservatrice en termes de sécurité, avec une politique intransigeante sur le plan de la criminalité des gangs et du narcotrafic."

Néanmoins, la confirmation et la presque normalisation des scores élevés des SD ne doivent pas faire perdre de vue que près de la moitié des Suédois votent encore pour les deux grands partis traditionnels. Contrairement à la France, qui semble se polariser entre deux extrêmes, les forces centrales restent importantes en Suède. La presse suédoise souligne ainsi la stabilité voulue par une majeure partie de l’opinion, bien que celle-ci se répartisse presque également entre les deux côtés de l’échiquier politique.

"La confirmation et la presque normalisation des scores élevés des SD ne doivent pas faire perdre de vue que près de la moitié des Suédois votent encore pour les deux grands partis traditionnels. Contrairement à la France, qui semble se polariser entre deux extrêmes, les forces centrales restent importantes en Suède."

Après avoir expérimenté pendant quatre ans la politique d’un gouvernement soutenu et donc fortement influencé par l’extrême droite, les Suédois semblent reculer et revenir doucement à d’autres priorités que les enjeux sécuritaires et migratoires. L’opposition avait d’ailleurs largement mis en garde contre le risque d’arrivée au gouvernement de l’extrême droite et cette perspective a pu générer un surcroît de mobilisation chez les Suédois qui ont davantage voté que lors du dernier scrutin (+ 0,7 points de participation). Cela explique aussi certainement en partie le gain réalisé par le parti des Verts et de la gauche, qui récupèrent certaines voix sociales-démocrates, déçues par le soutien du parti à plusieurs des mesures du gouvernement sur ces sujets. Surtout, les Suédois ont semblé cette année faire le choix d’un retour à d’autres priorités, notamment socio-économiques.

Vu de l’étranger, la poursuite des ajustements au modèle suédois.

La Suède d’aujourd’hui semble donc s’écarter toujours plus du modèle suédois que le pays s’est appliqué à construire et qui a longtemps constitué l’admiration de l’étranger. La couverture de la presse européenne et internationale a d’ailleurs largement mis l’accent sur la potentielle rupture historique de l’arrivée de l’extrême droite au gouvernement (certains médias européens ont repris comme illustration de leur couverture la photographie du hug entre les deux leaders libéraux et de l’extrême droite).

L’histoire politique suédoise est en effet marquée par la construction de ce que l’on a appelé le modèle suédois, perçu à l’étranger comme un modèle à suivre, à gauche comme à droite : historiquement fondé sur un État-providence puissant, une démocratie de consensus (par opposition à la démocratie majoritaire), une culture du compromis entre gouvernement, syndicat et patronats permettant de combiner productivité et justice sociale. Un modèle que la Suède a elle-même décliné dans sa politique étrangère, au travers d’une diplomatie publique qui a construit l’image d’un pays montrant la voie dans le domaine de l’égalité des sexes, des droits de l’homme ou de l’environnement - des thèmes notamment mis en avant lors de son entrée dans l’UE.

"L’histoire politique suédoise est en effet marquée par la construction de ce que l’on a appelé le modèle suédois, perçu à l’étranger comme un modèle à suivre, à gauche comme à droite."

Or, ce modèle jadis vanté à l’étranger semble s’effriter de plus en plus. Au-delà de l’échec d’une partie de la politique d’intégration qui explique en partie la montée de l’extrême droite, et qui avait déjà conduit à un durcissement des conditions d’obtention d’un permis de résidence permanente en Suède sous le gouvernement social-démocrate, le recul est également visible sur la politique environnementale. Parmi les premiers pays à mettre en place une taxe carbone dès 1991, la Suède faisait de son ambition climatique un atout de sa diplomatie publique. Or, les émissions carbone du pays ont de nouveau augmenté pour la première fois depuis 2010 (reprise post Covid exceptée), pour partie à la suite de plusieurs mesures adoptées en 2024 (augmentation des subventions de l’État aux énergies fossiles en même temps que la diminution de plusieurs mesures incitatives à la décarbonation des transports). L’adoption pionnière d’une diplomatie féministe en 2014, qui avait conduit plusieurs pays, dont la France, à suivre cette voie, a également pris fin en 2023. Enfin, plusieurs juristes ont émis des alertes sur le respect de l’État de droit dans l’exercice du processus législatif.

La dégradation du modèle suédois s’observe déjà depuis plusieurs années sur les plans sociétaux - et même depuis les années 1990 sur le modèle social - et on ne saurait incriminer uniquement l’extrême droite, mais elle y a fortement contribué. Elle a laissé son empreinte, quand bien même elle ne participerait pas au prochain gouvernement. Le retour des sociaux-démocrates au pouvoir, qui ont historiquement largement contribué à sa construction, ira-t-il de pair avec la réhabilitation du modèle suédois ? C’est ce que montrera la suite des négociations en vue de la constitution d’un gouvernement.

copyright Jonathan NACKSTRAND / AFP

Amanda Lind, Jimmie Akesson, Magdalena Andersson et Ulf Kristersson lors d’un débat télévisé le 10 septembre 2026.

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