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Note d'action
Mai 2026

Présidence française du G7 : 
placer la sécurité 
économique au premier
plan

Auteurs
Joseph Dellatte
Expert résident et Responsable de projets - Climat et énergie

Joseph Dellatte a rejoint l’Institut Montaigne en 2022. Il est aujourd’hui Responsable de projets et Expert Résident - Climat et énergie, au sein du programme Asie de l’Institut, où il dirige l’équipe chargée des questions énergétiques et climatiques.

Mathieu Duchâtel
Directeur des Études internationales, Expert Résident

Mathieu Duchâtel est le directeur des études internationales de l’Institut Montaigne. Ses travaux portent notamment sur la sécurité économique et sur les questions stratégiques en Asie orientale. Mathieu Duchâtel est docteur en science politique de Sciences Po.

La sécurité économique est au cœur de l’agenda de la présidence française du G7, dans la continuité des sommets des années 2020 qui ont progressivement fait de cette question un pilier de la coordination internationale. Cette évolution traduit la nécessité d’une réponse commune aux vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement en biens stratégiques, essentielles au fonctionnement des économies avancées, alors que les politiques industrielles chinoises accroissent la domination de Pékin dans de nombreux secteurs critiques.

L’enjeu du sommet d’Évian sera de transformer un paysage encore fragmenté d’initiatives nationales en une action coordonnée et de plus grande ampleur. Tous les membres du G7 cherchent désormais à réduire leur exposition aux risques de rupture d’approvisionnement. Les projets se multiplient : extraction de métaux critiques au Canada, lancement par les États-Unis du format Pax Silica pour structurer l’ensemble de la chaîne industrielle de l’intelligence artificielle, développement en France des projets Caremag à Lacq et du site Solvay de La Rochelle pour les terres rares. Certaines de ces initiatives reposent sur des coopérations bilatérales, notamment avec le Japon, particulièrement actif sur le plan diplomatique. Mais elles demeurent encore dispersées, limitées dans leur portée et insuffisamment déployées.

Cette note identifie trois pistes d’action pour renforcer la coordination du G7 sur les chaînes d’approvisionnement stratégiques : développer des projets pilotes d’intelligence économique, introduire des critères non tarifaires sur les marchés de biens critiques et mieux coordonner les stratégies de diversification des approvisionnements en matériaux critiques.

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