AccueilExpressions par MontaigneLe Conseil de la Paix et ses conséquences à Gaza et au Moyen-OrientLa plateforme de débats et d’actualités de l’Institut Montaigne Moyen-Orient et Afrique29/01/2026ImprimerPARTAGERLe Conseil de la Paix et ses conséquences à Gaza et au Moyen-OrientAuteur Jean-Loup Samaan Expert Associé - Moyen-Orient Le Conseil de la Paix de Donald Trump a pour raison sociale première la guerre à Gaza : quel est son impact sur le conflit qu'il prétendait éteindre ? Comment se positionnent Israël et les puissances régionales ? Dans quelle mesure affecte-t-il le dialogue de la France avec Washington sur les crises du Moyen-Orient et comment adopter une approche constructive tout en refusant la cooptation trumpienne ?Le Forum de Davos, qui s’est tenu en janvier dernier, s’est achevé par l’inauguration, en grandes pompes, d’une nouvelle initiative diplomatique américaine, le "Conseil de la Paix". Adossé au plan de paix pour la bande de Gaza, ce "Conseil" se veut un outil de résolution des conflits sans limite géographique. Il serait néanmoins trompeur de parler d’un outil au service du multilatéralisme, tant sa gouvernance dépend du bon vouloir du président américain, Donald Trump.À l’heure où nous écrivons, la France (comme une large partie de ses alliés européens) a décliné l’invitation de la Maison Blanche à rejoindre cet organe ; une invitation conditionnée, au demeurant, par une contribution financière minimale d’un milliard de dollars.Les premières réactions autour de cette initiative de la Maison-Blanche ont mis l’accent sur son extrême personnalisation autour de Donald Trump et les risques qu’un tel projet vienne concurrencer le système des Nations unies. Le premier point est légitime mais inhérent à toute la politique américaine à l’ère Trump, pour qui chaque décision doit engager sa personne et garantir aussitôt sa postérité. Le deuxième point exagère la portée réelle de l'entreprise. En dépit des communiqués obséquieux des dirigeants invités et des membres de l’administration américaine (et destinés surtout à flatter Trump), ce Conseil de la Paix n’est pas en mesure de se substituer à l’ONU, que ce soit en termes de moyens ou encore d’appuis diplomatiques (parmi les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, seuls les États-Unis y participent).En dépit des communiqués obséquieux des dirigeants invités et des membres de l’administration américaine (et destinés surtout à flatter Trump), ce Conseil de la Paix n’est pas en mesure de se substituer à l’ONU.Pour autant, il découle de ces annonces américaines de véritables questions quant aux conséquences pour notre politique au Moyen-Orient. D'une part, le Conseil de la Paix de Donald Trump entretient une illusion (plus ou moins volontaire) entre les desiderata du président américain et la réalité de la bande de Gaza, qui est que ni le Hamas ni Israël ne travaillent à la paix aujourd’hui.En même temps que cette initiative semble en décalage avec la situation sur le terrain, elle risque aussi de compliquer notre capacité à dialoguer avec Washington sur les dossiers du Moyen-Orient, qu’il s’agisse de Gaza ou encore du Liban.Une gouvernance hasardeuse du cessez-le-feu à GazaL’idée d’un "Conseil de la Paix" a commencé à circuler dès la conclusion du plan de cessez-le-feu obtenu par l’administration Trump en septembre 2025, projet en 20 étapes qui détaille un processus censé déboucher, entre autres, sur la démilitarisation de la bande de Gaza, le déploiement d’une force de stabilisation internationale, la création d’une structure de gouvernance palestinienne, le tout sous la supervision d’un "conseil" international, dont la Maison-Blanche entend assurer la direction. Un tel plan, après trois ans de guerre et plusieurs tentatives de cessez-le-feu avortées, est alors salué tant par l’ONU que par la France et ses alliés de l’UE.La plupart des éléments énoncés dans le plan de l'automne 2025 figurent encore dans la structure dévoilée à Davos par l’administration Trump. Au niveau local, Ali Shaath, un ancien dirigeant de l’Autorité palestinienne originaire de Khan Younès, doit piloter les travaux de reconstruction à la tête d'un "Comité National pour l’Administration de Gaza" qui comprend quinze technocrates palestiniens.Cette nouvelle structure palestinienne doit répondre à un "conseil exécutif" géré par un haut représentant, l’ancien ministre de la Défense bulgare Nickolay Mladenov, et où siègent également Steve Witkoff et Jared Kushner - respectivement un proche conseiller de Trump et son gendre. La composition de ce "conseil exécutif" s’avère particulièrement hétéroclite. Elle comprend l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, un temps pressenti pour sa direction avant que les dirigeants de la région s'y opposent fermement. On y croise également le ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan, parfois pressenti comme le successeur d’Erdogan, mais aussi le discret conseiller qatari Ali Al Thawadi, le directeur du renseignement égyptien Hassan Rashad, ou encore Marc Rowan, directeur du fonds d’investissement Apollo Global Management. En parallèle de ce conseil exécutif, une force de stabilisation internationale doit également être assemblée par le général Jasper Jeffers. Ce dernier se trouve actuellement à la tête du commandement des forces spéciales américaines. Passé par l'Irak et l'Afghanistan, Jeffers avait jusqu’à récemment supervisé le processus de cessez-le-feu au Liban, obtenu à l'issue de la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah en 2024.D’après les organigrammes qui circulent depuis le forum de Davos, une seule chose semble certaine dans le processus décisionnel de ce Conseil de la Paix : toutes les flèches hiérarchiques convergent vers Donald Trump, nommé "chairman" et figure résolument jupitérienne de ce Conseil.Pour compliquer encore un peu les choses, un autre organe exécutif a été ajouté, avec un mandat dépassant Gaza, au sein duquel on retrouve Witkoff et Kushner, mais aussi le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Enfin, au dernier étage de la pyramide figure une assemblée des chefs d'État soutenant l'initiative. Y figurent des pays de la région (Israël, Jordanie, Qatar, Arabie saoudite, Turquie, Émirats arabes unis) mais aussi des invités plus inattendus (Biélorussie, Pakistan, Ouzbékistan, Indonésie). D’après les organigrammes qui circulent depuis le forum de Davos, une seule chose semble certaine dans le processus décisionnel de ce Conseil de la Paix : toutes les flèches hiérarchiques convergent vers Donald Trump, nommé "chairman" et figure résolument jupitérienne de ce Conseil.Au-delà des détails fonctionnels de cette initiative, beaucoup d'aspects restent incertains. En pratique, la gestion de la reconstruction de Gaza, selon la logique de ce Conseil, incombe à trois individus : Nickolay Mladenov pour la diplomatie régionale, le général Jeffers pour la sécurité et Ali Shaath pour la reprise de Gaza par les Palestiniens. Or, chacun doit faire face à une situation sur le terrain extrêmement fragile.Un cessez-le-feu pour préparer le prochain conflit ?Le premier obstacle qui pourrait faire dérailler la mécanique de la paix selon Trump est la reprise des combats entre le Hamas et Israël. Depuis la fin des affrontements en octobre dernier, la bande de Gaza est de facto scindée en deux zones. Une zone comprenant entre 55 et 60 % du territoire est contrôlée par l’armée israélienne. Le reste est retombé entre les mains du Hamas qui depuis l’automne dernier s’est empressé d’éliminer les factions rivales et reconstituer ses forces armées. En dépit de promesses vagues par certains de ses dirigeants, rien n’indique sur le terrain que le Hamas soit prêt à désarmer et à laisser une structure telle que le nouveau "Comité National" d’Ali Shaath prendre sa place.Cette nouvelle entité palestinienne ne dispose de toute façon pas des capacités régaliennes pour forcer un tel désarmement du Hamas. Elle doit donc s'en remettre à "la force de stabilisation internationale" que le général Jeffers doit déployer. Néanmoins, cette force en question reste embryonnaire. Beaucoup de rumeurs ont circulé sur l’éventualité de troupes envoyées par des pays arabes ou même par l’Indonésie (déjà contributrice majeure de la FINUL au Liban). Pour l'instant, la plupart de ces pays restent prudents face à une mission de stabilisation de Gaza extrêmement périlleuse. Non seulement, les soldats de la plupart des pays arabes ne sont pas préparés à des situations aussi complexes que le désarmement du Hamas, mais leurs dirigeants politiques craignent aussi les effets négatifs qu'un engagement au sol pourrait avoir sur leurs opinions publiques. Aucun chef d'État arabe n'est prêt à risquer la vie de ses soldats dans ce qui pourrait très vite devenir un bourbier meurtrier.Ces réticences sont aussi liées à la présence militaire israélienne et à l'incertitude qui plane sur les intentions à long terme de l'État hébreu. Israël reste un acteur incontournable qui a clairement fait savoir qu’il n’accepterait pas que des pays tels que la Turquie et le Qatar - jugés trop proches du Hamas - déploient des troupes à Gaza. En somme, que cela plaise ou non, la seule armée capable de défaire le Hamas aujourd’hui reste Tsahal.Cette nouvelle entité palestinienne ne dispose de toute façon pas des capacités régaliennes pour forcer un tel désarmement du Hamas. Elle doit donc s'en remettre à "la force de stabilisation internationale" que le général Jeffers doit déployer.Cette impasse conduit à une réalité que la communauté internationale peine à admettre : certes, les opérations militaires à Gaza ont baissé en intensité ; certes, l'acheminement de l'aide humanitaire s'est amélioré ; mais le conflit, lui, ne s’est pas achevé. Conscients de ce statu quo, le Hamas comme les commandants militaires israéliens voient la période actuelle comme une pause avant la prochaine guerre.Une nouvelle entité politique pour les Palestiniens ?Avant de menacer le système des Nations unies, le Conseil de la Paix risque surtout d'achever le démantèlement du processus d'Oslo. En créant une nouvelle entité de "technocrates" palestiniens en charge de l'administration de Gaza, l'initiative américaine marginalise un peu plus le rôle central de l'Autorité palestinienne (AP) tel qu'il avait été envisagé lors du processus de paix des années 90. Retranchée à Ramallah autour de son président vieillissant, Mahmoud Abbas, l'AP est affaiblie à la fois par sa corruption endémique et par son asphyxie financière imposée par le gouvernement israélien. Elle n'est plus qu'une relique d'un processus d'Oslo à l'arrêt depuis des années et son absence totale du dispositif américain en est l'ultime illustration.Partant de ce constat, on pourrait considérer que la création d'une nouvelle entité telle que le Comité National de Reconstruction de Gaza, qui ne souffre pas des erreurs passées de l'AP, constitue une opportunité de réincarner la voix palestinienne sur la scène diplomatique. Néanmoins, il est difficile, dans l'état actuel, de voir comment cette voix pourrait se faire entendre. Ali Shaath a été nommé en raison de son expérience technique (notamment en matière de planification urbaine), et non en raison de son potentiel en tant que leader politique. Il se retrouve d'ores et déjà coincé dans l'organigramme du Conseil de la Paix, qui le place sous les ordres d'un comité exécutif dans lequel aucun Palestinien n'est représenté.Sur le terrain, le travail de Shaath et des membres de son Comité National est aussi entravé par le gouvernement israélien, qui refuse jusqu'ici de les laisser entrer dans Gaza. Contraint de travailler depuis l'Égypte, le Comité palestinien ne peut pas représenter une alternative crédible au Hamas. Par ailleurs, la finalité de son mandat reste ambiguë. À ce stade, le comité s'apparente à une agence technique à qui l'on confierait la résolution de problèmes relevant de la gouvernance locale. Cela n'engage en rien le "Conseil de la Paix" à s'appuyer sur l'équipe de Shaath pour confier aux Palestiniens la responsabilité et la souveraineté sur l'ensemble du territoire gazaoui.Le Premier ministre israélien évoque régulièrement la possibilité d'une présence internationale et arabe aux contours incertains, tout en laissant ses alliés d'extrême droite rêver d'une recolonisation de la bande de Gaza.Ce flou sur le rôle de cette entité palestinienne relève d'un calcul américain visant à composer avec les exigences israéliennes. Benjamin Netanyahu s'oppose depuis le début de la guerre à la mise en place d'une nouvelle entité politique palestinienne à Gaza, que ce soit l'AP ou tout autre acteur. Le Premier ministre israélien évoque régulièrement la possibilité d'une présence internationale et arabe aux contours incertains, tout en laissant ses alliés d'extrême droite rêver d'une recolonisation de la bande de Gaza (abandonnée en 2005). Compte tenu du calendrier électoral - les prochaines élections israéliennes se tiendront d'ici octobre 2026 - Netanyahu n'est guère susceptible de faire la moindre concession sur ce sujet.Cela signifie que, dans l'hypothèse - déjà très optimiste - où le plan Trump déboucherait sur une reconstruction réussie de la bande de Gaza, le dispositif actuel n'entend pas ouvrir la voie à l'établissement d'un État palestinien. En d'autres termes, la mission de ce comité national se limite à Gaza et apparaît déconnectée des problématiques liées à la Cisjordanie, où l'AP doit faire face à une situation qui ne cesse de se détériorer avec l'expansion des colonies israéliennes et des agressions contre les Palestiniens au cours des trois dernières années.Un "Conseil de la Paix" dans l’ombre du retour des rivalités régionalesDe manière pragmatique, la plupart des alliés régionaux des États-Unis ont répondu présent à l'invitation de la Maison Blanche. Israël, la Jordanie, les pays du Golfe, ou encore le Maroc n'ont pas d'intérêt à irriter Donald Trump, alors que les États-Unis restent plus que jamais la seule puissance extérieure à influer sur le cours du conflit israélo-palestinien.Néanmoins, l'engagement de ces pays reste symbolique, comme en témoigne leur peu d'empressement à contribuer à une force d’interposition internationale. En outre, à la tête du conseil exécutif pour Gaza, le diplomate bulgare Nikolay Mladenov va devoir composer avec des rivalités régionales grandissantes. D'ores et déjà, le refus israélien de voir la Turquie et le Qatar participer à une telle initiative nous rappelle ce climat d'hostilité. Celle-ci n'est pas une donnée nouvelle, en ce qui concerne les relations qu’entretient le gouvernement israélien avec Ankara et Doha. Or s'y ajoutent depuis peu des tensions profondes entre l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis (EAU) - deux partenaires clés de l'administration Trump dans la région.Les relations entre Saoudiens et Émiriens ont toujours été imprégnées d'une méfiance mutuelle (alimentée en outre par un vieux contentieux territorial). Néanmoins, la tonalité des discours officiels et des médias locaux est montée d'un cran depuis la fin de 2025. Par ailleurs, les rivalités entre l'Arabie Saoudite et les EAU ne se limitent pas au Golfe persique. Au cours des derniers mois, Abu Dhabi et Riyad se sont livrés à un affrontement indirect via leur soutien à des factions opposées, que ce soit dans la guerre civile au Soudan, ou encore dans la guerre au Yémen. L'aviation saoudienne a ainsi conduit des frappes aériennes contre les sécessionnistes du sud-Yémen soutenus par les EAU.Trump et ses proches conseillers conçoivent la reconstruction de Gaza comme une intrigue secondaire qui doit in fine laisser place à la véritable priorité du président américain : l'élargissement des accords d'Abraham entre Israël et les pays arabes.Depuis leur retour à la Maison-Blanche, Trump et ses proches conseillers conçoivent la reconstruction de Gaza comme une intrigue secondaire qui doit in fine laisser place à la véritable priorité du président américain : l'élargissement des accords d'Abraham entre Israël et les pays arabes. Après avoir laissé planer l'ambiguïté sur ses intentions, Riyad semble bien, aujourd'hui, prendre ses distances avec l'idée de rejoindre ces accords.Les positions diplomatiques saoudiennes se sont durcies et le Royaume voit de plus en plus le partenariat israélo-émirien comme une menace pour ses intérêts dans la région. Dans de telles circonstances, on peine à voir comment les pays du Golfe pourraient mettre de côté leurs différends pour soutenir les efforts de reconstruction à Gaza.Peut-on encore coopérer avec les Américains au Moyen-Orient ?Enfin, se pose la question de notre dialogue avec Washington sur les crises du Moyen-Orient. Si la plupart des alliés européens ont décliné l'invitation américaine à rejoindre le Conseil de la Paix, la France est allée encore plus loin en exprimant publiquement ses "réserves" quant au mandat de cette organisation naissante et aux risques qu'elle représente pour le travail de l'ONU. De plus, la concomitance entre la création du Conseil et les tensions transatlantiques autour des velléités américaines d'annexion du Groenland a rendu encore plus improbable un soutien européen à l'initiative de la Maison Blanche.Comme expliqué plus haut, cette nouvelle structure dédiée à la reconstruction de Gaza (et possiblement à d'autres conflits régionaux) ne devrait pas, par elle-même, défier le système onusien. Néanmoins, son développement va compliquer notre capacité à coordonner notre action avec les Américains au Moyen-Orient. Compte tenu de l'extrême personnalisation du Conseil de la Paix autour de Trump, ce dernier a un intérêt personnel à en faire l'outil incontournable de l'architecture de sécurité au Moyen-Orient.Cela signifie, à court terme, que Washington bloquera toute volonté française ou européenne de porter une voix différente sur le conflit israélo-palestinien. Ce gouffre est déjà évident depuis le mouvement de reconnaissance d'un État palestinien porté par la France lors de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre 2025. La volonté américaine d'écarter la France est aussi alimentée par la dégradation de nos relations diplomatiques avec Israël au cours des deux dernières années. Cela complique notre capacité à agir sur le dossier palestinien, mais également sur celui du Liban, où le processus de désarmement du Hezbollah se trouve au point mort et où les Américains laissent de facto l'armée israélienne conduire des frappes aériennes quotidiennes.Dans une telle perspective, la France doit suivre une difficile ligne de crête : sans soutenir un Conseil de la Paix qui ne règlera pas les conflits du Moyen-Orient, elle ne peut pas basculer dans une opposition ouverte qui aggraverait les tensions transatlantiques et mettrait nos partenaires arabes dans une position difficile. Dès lors, il s'agit de démontrer que notre politique, sur Gaza ou sur le Liban, peut être complémentaire des initiatives américaines, et que, même sans "rentrer" dans le Conseil de la Paix, la France a la capacité de soutenir les processus de désarmement du Hamas et du Hezbollah.Copyright image : Fabrice COFFRINI / AFP Jared Kushner lors d’une conférence sur le Conseil de la Paix à Davos, le 22 janvier 2026.ImprimerPARTAGERcontenus associés 28/01/2026 Conseil de la Paix : Trump, faire la paix comme on fait des affaires Cyrille Bret 21/01/2026 L’avenir du multilatéralisme à l’heure du désengagement américain Sossi Tatikyan