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Présidentielle 2027 : notre note Éducation |
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 Alors que le mouvement lycéen met en lumière les fragilités de notre système éducatif, plusieurs constats en soulignent l’ampleur : aujourd’hui en France, 40 % des élèves arrivent en classe de 6e sans maîtriser la lecture. Un enfant de milieu populaire a trois fois plus de risques de quitter le système éducatif sans diplôme qu’un enfant de cadre. Par ailleurs, seuls 4 % des enseignants se sentent reconnus par la société, contre 25 % en moyenne dans l’OCDE. Face à ces constats, l’Institut Montaigne a publié une note “Éducation – Instruire, émanciper, réenchanter” dans le cadre des “Repères de Montaigne”, une collection de 25 notes thématiques liées entre elles formulant des recommandations pour éclairer le débat public à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Chaque recommandation est passée au crible de son acceptabilité citoyenne, grâce à un indice inédit conçu avec Verian, qui mesure l’adhésion des Français aux réformes proposées.
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Un pacte d’efficacité pour l’école |
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Alors que la France consacre 6,7 % de son PIB à l’éducation, la dépense par élève dans le primaire reste inférieure de 11 % à la moyenne de l’OCDE. Le système éducatif peine à garantir les savoirs fondamentaux et à réduire les inégalités sociales, tandis que le métier d’enseignant traverse une crise d’attractivité. La baisse démographique, avec 1,7 million d’élèves en moins à l’horizon 2035 par rapport à 2026, offre une occasion de réorienter les moyens vers les premières années de scolarité.
L’Institut Montaigne propose un “pacte d’efficacité pour l’école” articulé autour de deux priorités : - Sanctuariser l’école primaire, en renforçant ses moyens, l’attractivité du métier et la qualité du temps périscolaire.
- Responsabiliser les équipes éducatives, en leur donnant davantage de souplesse, associée à une évaluation rigoureuse des résultats.
Ces deux priorités se déclinent en plusieurs mesures concrètes, parmi lesquelles :
- Réorienter les moyens du secondaire vers le primaire, avec un objectif de 13 élèves par professeur de la moyenne section au CE2.
- Porter le salaire d’entrée des professeurs des écoles à 2 400 € nets par mois et professionnaliser les métiers du périscolaire.
- Permettre aux établissements d’expérimenter de nouvelles organisations, sous l’autorité des rectorats, et rendre la deuxième langue vivante facultative au collège pour adapter les enseignements aux besoins des élèves.
- Transformer le lycée professionnel en voie d’insertion garantie en créant un dispositif “Premier Emploi Garanti”, assurant aux diplômés une proposition d’emploi, une alternance ou une poursuite d’études sécurisée.
- Déployer des assistants pédagogiques fondés sur une IA souveraine, accompagnés d’une formation des enseignants et d’une éducation des élèves aux usages critiques du numérique.
Ce pacte serait mis en œuvre à budget constant, grâce au redéploiement des moyens permis par la baisse démographique. Son indice d’acceptabilité citoyenne (IAC), développé par l’Institut Montaigne et Verian, s’établit à 6,7/10.
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À propos de l’Institut Montaigne Créé en 2000, l’Institut Montaigne est un espace de réflexion, de propositions concrètes, et d’expérimentations au service de l’intérêt général. Think tank de référence en France et en Europe, ses travaux sont le fruit d’une méthode d’analyse rigoureuse, critique et ouverte qui prend en compte les grands déterminants sociétaux, technologiques, environnementaux et géopolitiques aux fins d’améliorer les politiques publiques. Association à but non lucratif, l’Institut Montaigne structure son action autour de quatre piliers thématiques : la cohésion sociale, les dynamiques économiques, l’action de l’État et les coopérations internationales. Dans la collégialité et l’indépendance, l’Institut Montaigne rassemble des entreprises, des chercheurs, des fonctionnaires, des associations, des syndicats et des acteurs de la société civile aux profils variés. Ses publications s’adressent aux décideurs publics et privés, aux responsables politiques et économiques ainsi qu’aux citoyens engagés. Depuis sa création, ses financements sont exclusivement privés, aucune contribution n'excédant 2% du budget annuel de 7 M€. |
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