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Logement et lutte contre la précarité - Répondre aux préoccupations de la jeunesse |
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 Alors que le mouvement lycéen interroge notre système éducatif et s’étend à des préoccupations plus larges de la jeunesse telles que la précarité étudiante, quels choix collectifs voulons-nous faire en matière de lutte contre la pauvreté et de logement pour répondre à ses aspirations et préparer les années à venir ? En France, 15,4 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, fixé à 1 288 € par mois, un record depuis 1996. Les jeunes sont particulièrement touchés : les moins de 30 ans représentent 44 % des personnes pauvres, alors qu’ils ne représentent que 34% de la population.
Par ailleurs, 4 millions de Français sont mal logés et, faute de pouvoir accéder à un logement social, les locataires du parc privé les plus modestes consacrent, après aides, 42% de leur revenu au paiement de leur loyer.
Face à ces constats, l’Institut Montaigne a publié les notes “Pauvreté et précarités” et “Logement” dans le cadre des “Repères de Montaigne”, une collection de 25 notes thématiques liées entre elles formulant des recommandations pour éclairer le débat public à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Chaque recommandation est passée au crible de son acceptabilité citoyenne, grâce à un indice inédit conçu avec Verian, qui mesure l’adhésion des Français aux réformes proposées.
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Trois propositions concrètes pour lutter contre la pauvreté |
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Si le système redistributif français contribue à réduire la pauvreté d’environ un tiers, les dispositifs actuels ont été conçus pour répondre au chômage de masse et peinent à répondre à certaines formes de précarité. L’Institut Montaigne a identifié plusieurs priorités d’action qui se traduisent pour les jeunes par trois propositions concrètes :
- Étendre le revenu de solidarité active (RSA) à tous les jeunes en situation de précarité
- Créer une garantie de revenu étudiant associant une bourse et un prêt d’État à remboursement contingent
- Mieux soutenir l’accès à l’emploi des jeunes en optimisant leur insertion
Ces mesures représenteraient un coût supplémentaire estimé à 2,1 milliards d’euros par an. Leur indice d’acceptabilité citoyenne (IAC) s’établit à 5,5/10.
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Quatre priorités pour permettre un meilleur accès au logement |
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Quant au logement, l’effort public massif - 43 Md€ en 2024, soit 1,5% du PIB, deux fois la moyenne de l’UE - n’a pas permis d’atténuer la hausse du coût du logement ni d’enrayer l’allongement des files d’attente du parc social. La pression sur les locataires modestes comme l’éloignement progressif des jeunes ménages de la propriété alimentent une fragilité sociale. L’Institut Montaigne identifie quatre priorités d’action pour débloquer l’offre et redonner de la marge de manoeuvre budgétaire aux ménages et plus particulièrement aux jeunes :
- Construire, rénover, transformer là où sont les besoins
- Faire circuler le capital immobilier vers les jeunes générations
- Refaire du parc social un tremplin
- Retirer progressivement les dépenses et les contraintes inutiles
Ces mesures permettraient une amélioration du solde public estimée à 4,7 milliards d’euros par an. Leur indice d’acceptabilité citoyenne (IAC) s’établit à 5,9/10. |
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À propos de l’Institut Montaigne Créé en 2000, l’Institut Montaigne est un espace de réflexion, de propositions concrètes, et d’expérimentations au service de l’intérêt général. Think tank de référence en France et en Europe, ses travaux sont le fruit d’une méthode d’analyse rigoureuse, critique et ouverte qui prend en compte les grands déterminants sociétaux, technologiques, environnementaux et géopolitiques aux fins d’améliorer les politiques publiques. Association à but non lucratif, l’Institut Montaigne structure son action autour de quatre piliers thématiques : la cohésion sociale, les dynamiques économiques, l’action de l’État et les coopérations internationales. Dans la collégialité et l’indépendance, l’Institut Montaigne rassemble des entreprises, des chercheurs, des fonctionnaires, des associations, des syndicats et des acteurs de la société civile aux profils variés. Ses publications s’adressent aux décideurs publics et privés, aux responsables politiques et économiques ainsi qu’aux citoyens engagés. Depuis sa création, ses financements sont exclusivement privés, aucune contribution n'excédant 2% du budget annuel de 7 M€. |
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